La guerre privé-public

De Bioinformatique.eu.

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Une forte concurence

En 1990, naît le Projet Génome Humain, ou HGP en anglais, Human Genom Project, celui-ci a alors comme objectif de séquencer ls quasi totalité de notre génome en quatorze ans. L’HGP est une entreprise publique et avait alors pour souhait de mettre à la disposition de tous, les résultats de leurs recherches : c’est aujourd’hui chose faite puisque l’ensemble des séquences qui compose notre ADN est stocké sur internet et consultable à tout moment (consulter la banque de données )


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Pourtant cette réussite de ce projet n’a pas été facile. En effet, tout au long de ces deux dernières décennies, bon nombre d’entreprises privées on voulu terminer le séquençage total de notre génome avant le consortium public, et ainsi déposer des brevets sur ces résultats. Cette volonté de « privatiser » la séquence du génome, qui peut être considérée comme un héritage commun, est bien sûr dénoncée et critiquée par la communauté scientifique : c'est ce que dit à sa manière John Sulston, prix Nobel de médecine, quand il évoque en décembre 2002, dans le Monde Diplomatique , les risques de privatisation du génome humain : « Les données de base doivent être accessibles à tous pour que chacun puisse les interpréter, les modifier, et les transmettre, à l'instar du modèle de l'open source pour les logiciels. »

Quand aujourd’hui on se remémore cette course pour l’obtention du génome humain, on fait souvent référence à la société Celera Genomics. Cette entreprise créée en 1998 par Craig Venter avait annoncé qu’elle séquencerait le génome humain en 3 ans, et notons que l’HGP n’était censé terminer qu’en 2004 le séquençage de notre génome, soit 3 ans après Celera. Mais comment une petite société privée encore inconnue pouvait-elle prétendre faire en 3 ans ce que le consortium public, regroupant des chercheurs du monde entier, annonçait faire en 14 ans ? Tout repose sur la méthode pratiquée : l’HGP a préféré utiliser une technique dite « clone par clone » plus « propre » (terme que l’on définira dans la partie : comment séquence t-ont ?) mais bien plus longue et redondante. Les entreprises privées, à l’image de Celera, pratiquaient alors la méthode aléatoire globale dite aussi de « shotgun », laquelle est extrêmement rapide et économique mais qui donne des résultats assez décevants et même inexploitables lorsque que l’on séquence de grands génomes comme celui de l’homme.

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On peut conclure sur ce premier point en soulignant le mauvais coté de l'initiative de cette entreprise privée, dont le but est à tout prix de tirer profit en faisant payer ces résultats aux scientifiques qui en auraient besoin. Pourtant cette concurrence sauvage, va également avoir un bon côté.

En effet, cette rivalité entre les deux entreprises va obliger tous les chercheurs, les scientifiques et l’HGP à moderniser leurs techniques de séquençage, entre autre par l’automatisation et l’informatisation. On va donc en quelque sorte motiver la communauté scientifique qui va alors être bien plus performante afin d’empêcher la privatisation de notre génome. C’est d'ailleurs une des raisons pour laquelle le Projet Génome Humain a publié en 2001 le brouillon initial des travaux de séquençage du génome humain complet et cela 3 ans avant l’échéance prévue !


Le conflit qui opposa et qui oppose toujours le consortium public et l'entreprise privée Celera Genomics, par la peur de voir notre génome, qui est notre héritage à tous, entre les mains d’une entreprise commerciale, a eu le rôle d’un électrochoc pour tous les acteurs de la recherche. Grâce à eux, nous pouvons aujourd’hui avoir libre accès à la séqeunce complète de nore génome.

Plan

Problématique

Annexe : le séquençage

Annexe : autre